Qu’est-ce qu’un PDZA?

« Le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) est un document de planification qui vise à mettre en valeur la zone agricole d’une municipalité régionale de comté (MRC) en favorisant le développement durable des activités agricoles. Il repose sur un état de situation et sur la détermination des possibilités de développement des activités agricoles. Il est réalisé par une MRC, en concertation avec les acteurs du milieu.

Le PDZA est complémentaire et compatible aux diverses démarches de planification réalisées dans la MRC ou la région (ex. : schéma d’aménagement et de développement, plan d’action local pour l’économie et l’emploi, plan stratégique sectoriel en agriculture). »

Ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du Territoire

Le PDZA de la MRC de Joliette comprendra un portrait du territoire, un diagnostic du monde agricole de la MRC, une vision et un plan d’action.

Le comité du PDZA

Pour se faire, la MRC a nommé un comité où siègent élus, représentants du monde agricole, citoyens et représentant d’organismes touchant à l’agriculture. Voici sa composition actuelle :

  • Madame Françoise Boudrias, présidente du Comité et mairesse de la municipalité de Sainte-Mélanie ;
  • Monsieur Marc Corriveau, maire de la municipalité de Saint-Thomas ;
  • Madame Marie-Claude Bolduc, conseillère en aménagement et en développement rural pour le MAPAQ ;
  • Madame Chantal Fafard, urbaniste et conseillère en aménagement du territoire pour le MAMOT ;
  • Monsieur Charles Bergeron, agronome et directeur de l’aménagement et de l’environnement pour le FUPAL;
  • Monsieur Gilles-Mathieu Vincent, commissaire à l’implantation pour la CDÉJ ;
  • Madame Annie Cossette, coordonnatrice mise en marché et promotion du CDBL ;
  • Monsieur Sylvain Riendeau, directeur adjoint du collège constituant de Joliette (CÉGEP de Lanaudière);
  • Monsieur Claude Renaud, représentant agriculteur et président de l’Union des producteurs agricoles Kildare-Lanaudière ;
  • Monsieur François Simard, représentant agriculteur et vice-président de l’Union des producteurs agricoles Kildare-Lanaudière et membre du Comité consultatif agricole de la MRC de Joliette ;
  • Monsieur Gaétan Beaulieu, représentant agriculteur et propriétaire de la ferme « Bleuetière G. Beaulieu » ;
  • Monsieur Ludovic Beauregard, représentant agriculteur, copropriétaire de la « Ferme des arpents roses » et président de la Coopérative des producteurs du Marché public de Joliette ;
  • Monsieur Mario Vanier, représentant commerçant et propriétaire du marché de fruits et de légumes « Ferme Régis » ;
  • Monsieur Steven Bussières, représentant commerçant et copropriétaire de la brasserie artisanale « Albion » ;
  • Monsieur Simon Pagé, représentant industriel, agriculteur et copropriétaire de l’entreprise « La Pomme de terre lanaudoise Inc. » ;
  • Madame Gisèle Deschamps, représentante service et enseignante retraitée au programme GTEA du CÉGEP de Joliette ;
  • Madame Luce-Marie Brodeur, représentante citoyenne et diplômée en agronomie ;
  • Monsieur Jasmin Lafortune, représentant citoyen, agriculteur et propriétaire de l’entreprise « Monsieur Jardin » ;
  • Madame Marie-Josée Casaubon, directrice générale et secrétaire-trésorière de la MRC de  Joliette ;

Monsieur Ludovic Bouchard, urbaniste et aménagiste à la MRC de Joliette, agit à titre de secrétaire pour le comité.

Les consultations

Dans le cadre de l’élaboration de son PDZA, la MRC de Joliette et le comité PDZA ont décidé d’aller consulter directement deux types de public : les entreprises agricoles et la relève.

Entreprises agricoles, agriculteurs et agricultrices

C’est au mois de mars que les entreprises agricoles ont été invitées à participer à l’une des trois soirées de consultation spécialement conçues et réfléchies pour elles. Durant ces soirées, les participantes et participants, propriétaire ou employé d’une entreprise agricole, étaient invités à se prononcer sur leur pratique en général, mais surtout sur leurs actuelles préoccupations, les irritants et les avantages à leur pratique, leurs bons coups et les idées inspirantes qu’ils aimeraient voir être instaurées dans la région. Au total, près de 50 personnes ont participé à ces consultations.

Afin de mieux cerner les discussions, trois thématiques étaient au cœur de ces consultations :

  1. Le volet humain
  2. Le volet économique
  3. Le volet environnemental

Vous trouverez ci-dessous un résumé des idées émises durant les consultations (toutes soirées confondues) selon les thématiques exploitées.

Notez qu’aucune analyse ou vérification de ces éléments n’a été faite à ce moment de la démarche. Ces points sont issus directement des notes prises durant les soirées de consultations. Certaines idées peuvent sembler incomplètes, mais sachez que le comité travaille actuellement à l’analyse des réponses émises et s’efforcera de mieux regrouper certains faits, de mieux définir certaines idées et de déterminer l’importance de celles-ci pour l’ensemble du territoire ou une partie de celui-ci.

Volet humain

  • Main d’œuvre :
    • Il faut être fort et endurant;
    • Elle provient surtout de l’étranger, car elle est peu disponible localement;
    • Quand elle est spécialisée, elle ne reste pas longtemps à la même place;
    • La relève non familiale ne l’a pas facile (accès à la propriété).
  • Il y a de l’essoufflement, mais le monde agricole ne laisse aucune place au repos et aux vacances et c’est très difficile de déléguer :
    • Plus c’est petit plus c’est difficile d’avoir de la relève.
  • Peu ou pas de réseautage entre les agriculteurs.
  • Le programme Sentinelle et le travailleur de rang semblent être connus, mais pas assez présents sur notre territoire.
  • Pour la relève, il y a eu beaucoup de mentions du programme Arterre.
  • Des solutions pour le manque de relève : les retraités et les travailleurs étrangers. Faciliter leur intégration (moyens fiscaux, réglementation et diplomatie étrangère).
  • L’augmentation de la « paperasse » ajoute un poids stressant : peut-être une ressource administrative à partager?

Volet économique

  • La vente d’une ferme ou d’une terre va de plus en plus au plus offrant, la relève et même la famille n’ont pas les moyens d’acquérir.
  • La valeur de l’investissement n’est pas proportionnelle aux gains – la rentabilité est difficile à atteindre.
  • Malgré la demande et même l’offre, les gens n’achètent pas localement, car le prix n’est pas assez compétitif pour eux.
  • Plusieurs règlements environnementaux poussent les agriculteurs à agrandir leur ferme pour mieux disposer de certaines ressources (fumiers par exemple).
  • Il y a perte de rendement en raison des changements climatiques.
  • Les plus petites fermes ont de la difficulté à s’installer.
  • Nostalgie du marché de la place Bourget.
  • On doit valoriser les métiers agricoles et les produits locaux.
  • Beau dynamisme dans la MRC de Joliette.

Volet environnemental

  • Changements climatiques palpables (grands écarts).
  • Problématique d’érosion des sols.
  • Méconnaissances et difficultés à appliquer les règlements sur les bandes riveraines :
    • Piste de solution : avoir un spécialiste en référence à la MRC ;
    • Trop long cheminement, souvent sans réponse qui poussent à être délinquant.
  • L’irrigation est une problématique importante (qualité de l’eau, provenance de l’eau, coût d’utilisation, etc.).
  • Le biologique n’est pas la seule solution – plusieurs démarches sont aussi importantes (écoresponsabilité des agriculteurs), mais peu mises en valeur et peu connues du public.
  • Éduquer et sensibiliser les « non agricoles ».
  • Le voisinage est habituellement bon – mais les gens de la ville qui s’établissent ici se démarquent des autres habitués de la « campagne ».
  • Les clients veulent du bio ou du local, mais le prix d’achat a encore plus d’importance.
  • Les haies brise-vent ne sont plus systématiquement adéquates : elles peuvent causer plus de problèmes à certaines cultures.
  • Valoriser les comptoirs ou la distribution d’aliments moches!
  • Programme Prime-vert.

Les étudiants et la relève

Au début avril, ce sont les étudiants du Cégep régional de Lanaudière, de la constituante de Joliette, en technique de gestion d’entreprises agricoles qui ont été rencontrés afin de mieux connaitre et comprendre leurs rêves et leurs aspirations. Ceux-ci ont pris part à des ateliers où ils pouvaient rêver leur ferme ou entreprise agricole de leur rêve et où ils pouvaient s’exprimer sur leurs besoins futurs pour réaliser ces rêves.

Les résultats de ces consultations sont présentement à l’étude. Ils seront rendus publics d’ici la fin avril.