Est-ce que le verre est vert? (2e partie)

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Dernièrement, plusieurs citoyens et groupes environnementaux remettent en question le fait de mettre nos contenants de verre dans notre bac bleu. Est-ce la bonne solution?

La semaine dernière on parlait de gains environnementaux lorsque l’on recycle le verre en nouvelle bouteille. Mais quelle est la solution optimale pour la récupération; la consigne ou la collecte sélective?

La consigne permet généralement de mieux performer, car l’incitatif financier incite les citoyens à ramener leurs contenants au point de vente. Les taux de récupération varient entre 70 et 98 % pour les contenants consignés. Les contenants recueillis sont destinés au réemploi ou au recyclage. Dans le cas du recyclage, la matière récupérée est recyclée à près de 100 %. Au Québec, la consigne permet de réutiliser près de 700 millions de bouteilles de bière brune par année. Pour le vin, la consigne pourrait permettre un avantage concurrentiel aux vins locaux ou embouteillés localement.

Dans le cadre de la collecte sélective, les débouchés pour le verre récupéré sont plus restreints. Selon RECYC-QUÉBEC, « Malgré les nombreux efforts de la filière de la collecte sélective relativement au développement de débouchés pour le verre, la situation reste difficile. Les centres de tri de la collecte sélective municipale ont indiqué avoir acheminé en 2015 près de 86 000 tonnes de verre vers des lieux d’enfouissement technique (LET). Une fois acheminé, ce verre est surtout utilisé comme matériel de recouvrement journalier ou pour l’aménagement de chemins d’accès. » (RECYC-QUÉBEC, Fiche d’information sur le verre, 2018)

Si on regarde l’aspect environnemental et le recyclage des matières, avec les données que l’on possède actuellement, la consigne serait à privilégier dans le système québécois.

Ça va où?

Alors on fait quoi avec une bouteille de bière? On la rapporte chez le détaillant afin de se faire rembourser la consigne.