Peu emballé par l’emballage ☹

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Lorsque je reviens de l’épicerie, ce qui me frappe le plus, c’est la quantité d’emballage et de suremballage qui proviennent de mon panier d’épicerie. Pour manger un yogourt, il faut désormais ouvrir un paquet en carton, puis détacher son pot de plastique, retirer l’opercule, et enfin manger. On se retrouve donc avec 3 types d’emballage : du carton, du plastique et de l’aluminium. Et puis, on répète le tout pour chacun des aliments.

Ne vous méprenez pas, les emballages ont leurs utilités, y compris du point de vue environnemental. On emballe, entre autres, pour conserver la nourriture sinon on gaspillerait beaucoup plus ! Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), plus de 41 200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d’aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Il est difficile de savoir quel est réellement l’impact environnemental des emballages alimentaires, mais quand on visite un site d’enfouissement, on s’aperçoit de la très grande quantité d’emballages encore éliminés malgré la popularité des bacs bleus.

Que peut-on faire? Évitez les portions individuelles qui favorisent le suremballage. Achetez en vrac lorsque c’est possible. Interrogez-vous sur les dates de péremption. Choisissez des emballages facilement recyclables (monomatière). Évitez la styromousse qui, malheureusement, n’est pas acceptée universellement par les centres de tri. Et finalement, utiliser votre bac bleu pour tous les emballages!

Ça va où?

On fait quoi avec notre yogourt petit ou grand, on le met dans le bac bleu ainsi que l’opercule.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Dernièrement, plusieurs citoyens et groupes environnementaux remettent en question le fait de mettre nos contenants de verre dans notre bac bleu. Est-ce la bonne solution?

La semaine dernière on parlait de gains environnementaux lorsque l’on recycle le verre en nouvelle bouteille. Mais quelle est la solution optimale pour la récupération; la consigne ou la collecte sélective?

La consigne permet généralement de mieux performer, car l’incitatif financier incite les citoyens à ramener leurs contenants au point de vente. Les taux de récupération varient entre 70 et 98 % pour les contenants consignés. Les contenants recueillis sont destinés au réemploi ou au recyclage. Dans le cas du recyclage, la matière récupérée est recyclée à près de 100 %. Au Québec, la consigne permet de réutiliser près de 700 millions de bouteilles de bière brune par année. Pour le vin, la consigne pourrait permettre un avantage concurrentiel aux vins locaux ou embouteillés localement.

Dans le cadre de la collecte sélective, les débouchés pour le verre récupéré sont plus restreints. Selon RECYC-QUÉBEC, « Malgré les nombreux efforts de la filière de la collecte sélective relativement au développement de débouchés pour le verre, la situation reste difficile. Les centres de tri de la collecte sélective municipale ont indiqué avoir acheminé en 2015 près de 86 000 tonnes de verre vers des lieux d’enfouissement technique (LET). Une fois acheminé, ce verre est surtout utilisé comme matériel de recouvrement journalier ou pour l’aménagement de chemins d’accès. » (RECYC-QUÉBEC, Fiche d’information sur le verre, 2018)

Si on regarde l’aspect environnemental et le recyclage des matières, avec les données que l’on possède actuellement, la consigne serait à privilégier dans le système québécois.

Ça va où?

Alors on fait quoi avec une bouteille de bière? On la rapporte chez le détaillant afin de se faire rembourser la consigne.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Dernièrement, plusieurs citoyens et groupes environnementaux remettent en question le fait de mettre nos contenants de verre dans notre bac bleu. Est-ce la bonne solution?

Le verre est un matériau de choix dans le domaine de l’emballage notamment pour mettre en marché des produits liquides. Selon certains archéologues, l’utilisation de contenants de verre remonterait à plus de 3 500 ans! Il s’agit donc un des premiers matériaux fabriqués par nos ancêtres. Selon RECYC-QUÉBEC, les Québécois utilisaient, en 2013, 192 000 tonnes de verre. De cette quantité, 53 % seraient des bouteilles de boissons alcoolisées. D’où l’importance du débat sur la consigne sur les bouteilles de vin et les contenants d’alcool de la SAQ.

Dans une saine gestion des matières résiduelles, on va toujours tendre vers l’utilisation prolongée des matières secondaires. Dans le cas du verre, ce matériau d’emballage est recyclable à 100 % et à l’infini sans qu’il perde ses qualités intrinsèques. Aussi, la production de nouvelles bouteilles avec du verre récupéré réduit la consommation énergétique de 2,5 % par tranche de 10 % de verre récupérée intégrée au mélange fondu pour la fabrication de nouvelle bouteille (Joint Research Centre, Best Available Techniques (BAT) Reference, 2013). Moins d’énergie égale à moins de gaz à effet de serre!

Donc, réutiliser le verre permet des économies d’énergie importante. Au Québec, l’unique usine de production de verre creux au Québec est située à Montréal et appartient à l’entreprise Owens-Illinois. Cette usine produit quotidiennement 1,6 million de bouteilles de vin et de bière avec un maximum de 40 % de contenu recyclé. Elle pourrait facilement augmenter son contenu recyclé à 100 % si la matière était disponible.

Ça va où?

Alors on fait quoi avec une bouteille de vin? On la met dans notre bac bleu en attendant de nouvelles options.

Un café pour la route?

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

RECYC-QUÉBEC affirme que plus de 1,6 milliard de tasses de café consommé par jour mondialement. Parallèlement, l’organisme Vivre en ville estime que la consommation moyenne par Québécois est évaluée à 250 cafés servis dans une tasse jetable par année. Cela représenterait un total de 10 kilos de déchets et plus de 1,5 milliard de tasses jetables annuellement, et ce, uniquement au Québec.

Ces gobelets sont composés à 90% de pâtes de papier, mais il y a aussi 10% de polyéthylène afin que le liquide ne coule pas. Ce sont ces 10% de plastique qui pose un problème au recyclage ou au compostage. Aussi, les couvercles sont généralement en plastique #6 (Polystyrène) et donc, non récupérés dans nos centres de tri.

Afin de valider la performance environnementale des tasses de café jetable, Le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) a été mandaté pour comparer l’utilisation des contenants à usage unique à l’option de réemploi d’un point de vue environnemental. Les conclusions de l’étude sont, entre autres que « Les tasses en céramique devraient constituer le premier choix pour la consommation de café en restaurant et qu’Il est plus avantageux pour les restaurateurs de servir le café dans des tasses de céramique, et ce, dès que les tasses sont réutilisées plus de 45 fois.» L’analyse démontre que les gobelets en carton sont, dans le cas de la majorité des indicateurs, pires que les tasses en céramique ou les tasses de voyage.

Ça va où?

Alors on fait quoi avec une tasse à café d’un restaurant rapide? Malheureusement, on doit la mettre dans le bac noir. Privilégiez donc l’utilisation d’une tasse en céramique dans les restaurants et d’une tasse de voyage sur la route!

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

L’invention du plastique a été une révolution pour le monde entier. Elle est née aux États-Unis en 1865 afin de remplacer les boules de billard fabriquées en ivoire devenues trop chères et dont l’importation était dorénavant interdite. Depuis, son utilisation a décuplé, des touches de piano, en passant par les dentiers ou des objets d’usage courant, l’utilisation du plastique n’a cessé d’augmenter.

Les statistiques sont éloquentes :

  • Tous les ans, ce sont pas moins de 89 milliards de bouteilles plastiques d’eau qui sont vendues dans le monde;
  • Selon l’ONU, environ 5 000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde;
  • Un milliard de pailles non recyclables sont jetées chaque jour;
  • Selon l’Institut français de recherche pour le développement, ce sont 1,5 million d’animaux qui meurent chaque année à cause de la pollution plastique.

En tant que tel, le plastique est une matière inerte qui se recycle assez facilement. Les avantages des plastiques sont nombreux : son poids plus léger que le verre, sa solidité, son faible coût, sa longue espérance de vie, sa polyvalence, son côté pratique et j’en passe.

Tous ces avantages pour les utilisateurs peuvent se retourner contre le produit. Sa durée de vie qui est un avantage et aussi un inconvénient pour les générations futures qui subiront l’impact des emballages en plastique sur l’environnement. Sa flottabilité fait que ces produits déversés dans les océans flottent et créent des îles artificielles. Selon une étude publiée dans la revue Scientific Reports, une île artificielle composée de 80 000 tonnes de déchets plastiques et répartie sur 1,6 million de km², flotte dans l’océan pacifique. Elle sera là pour les décennies à venir.

Ça va où?

Après avoir réduit notre consommation de produits en plastique, nous pouvons mettre, dans le bac, la majorité des plastiques consommées à la maison. Allez voir le guide du tri sur le site www.mrcjoliette.qc.ca afin de voir tous les plastiques qui peuvent aller dans votre bac.

Bonne lecture et à la semaine prochaine!

Transformation du papier

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Ça va où le recyclage?

Les matières les plus populaires que l’on retrouve le plus dans notre bac bleu sont les papiers et cartons aussi appelés fibres cellulosiques. En effet, en 2015, 707 000 tonnes de papiers et cartons ont été récupérés par la collecte sélective représentant 87,5 % des matières vendus. Une fois ramassée, cette matière doit-être transformée par l’industrie des pâtes et papier.

Et c’est recyclé ici!

Une des usines importantes au Québec pour le traitement des matières recyclables est l’usine de papier tissu Produits Kruger de Crabtree. En effet, une partie des matières récupérées par le bac bleu se retrouve dans cette usine afin d’être transformée en produits de papier autant pour les consommateurs pour un usage domestique que pour les restaurants, l’hôtellerie, les commerces, les institutions et les entreprises. Cette usine existe depuis 1905 mais c’est à partir que 1977 qu’elle commença à intégrer des matières récupérées dans ses opérations afin de produire les marques de papier bien connues telles que le papier hygiénique Cashmere®, les mouchoirs Scotties® ou bien les papiers essuie-tout SpongeTowel®.

Afin de s’assurer d’un approvisionnement constant, l’usine Produits Kruger de Crabtree reçoit 30 semi-remorques par jour de matières récupérées qui proviennent d’aussi près que le centre de tri de St-Paul de Joliette mais aussi partout dans le Nord-est américain. Afin d’assurer le travail des 640 employé(e)s de l’usine, il est important de continuer à mettre dans le bac tous vos papiers et cartons.

Ça va où ?

Vos journaux, circulaires, revues, magazines, papier blanc de bureau, enveloppes, carton ondulé ou carton plat, doivent se retrouver dans le bac bleu. N’ayez aucune crainte de mettre vos papiers dans votre bac, ils seront recyclés tout près. Par contre, vos mouchoirs et essuie-tout usés doivent aller dans le bac brun.

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

La gestion de nos bacs en hiver, surtout un jour de tempête, peut vous causer bien des problèmes!

Bien positionner le bac roulant

  • Le bac de récupération doit être accessible pour les pinces du camion lors de la collecte (au-delà de 10 pieds ou 3 mètres, la pince n’atteint pas les bacs).
  • Placer le bac dans votre entrée ou sur votre terrain. Idéalement, placez un bac roulant chaque côté de votre entrée d’automobile.
  • Si vous avez un terre-plein devant votre résidence et que votre bac n’est pas accessible de votre terrain avec les bancs de neige, utilisez le terre-plein pour disposer de votre bac.
  • Assurez-vous d’orienter votre bac de façon à ce que les roues et les poignées soient placées du côté de la résidence afin d’aider aux opérations de levage.
  • Laissez toujours l’espace d’un bac roulant ou plus entre deux bacs.

Poids maximal

  • Une fois rempli, votre bac roulant ne devrait jamais peser plus de 90 kg (200 lb). Les bacs roulants trop lourds peuvent se renverser et blesser l’opérateur. De plus, les bacs lourds sont plus sujets aux bris.
  • Ne pas déposer des objets sur le bac et ne pas remplir le bac au-delà du couvercle.
  • Déneiger ou déglacer le couvercle de votre bac.

Horaire

  • Placez les bacs roulants en bordure de rue après 19 h la veille de la collecte et lors de tempête de neige, idéalement, placez le bac le matin même afin qu’il ne soit pas pris dans un banc de neige.

 

Dans le bac

L’hiver, c’est un moment propice pour…manger des bons plats mijotés! Le restant des petits os et morceaux de gras de la viande…
ÇA VA OÙ?  Dans le bac brun! Même si la collecte des matières organiques est une fois par mois et que le contenu gèle à l’occasion, ne perdez pas vos bonnes habitudes, utilisez votre bac à compost!

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Le temps des fêtes est un moment magique. Toutefois, le soir de Noël, après avoir déballé tous les cadeaux, un sentiment de surconsommation nous envahit. Afin de passer un Noël plus vert, voici quelques trucs à se rappeler.

  1. Utilisez le sapin le plus écoresponsable : idéalement un jeune sapin en pot que vous pourrez replanter au printemps ;
  2. Envoyez des cartes de souhaits électroniques ;
  3. Emballez vos cadeaux avec des tissus réutilisables (googlez Furoshiki) et remplacez le ruban adhésif par de la corde en jute ;
  4. Achetez local et en vrac ;
  5. Bannissez la vaisselle jetable et remplacez-la par de la vaisselle réutilisable (vous pouvez l’acheter au comptoir familial local);
  6. Offrez comme cadeau des billets de spectacle, des massages, une journée au spa  ou des activités de sports de neige ;
  7. Évitez les bébelles bon marché au magasin à un dollar ;
  8. Offrez des produits garantis à vie (ça existe) ;
  9. Donnez de votre temps comme cadeau ;
  10. Cuisinez pour le réveillon, c’est apprécié…

Joyeuses fêtes et à l’année prochaine !

 

(crédit photo : www.marieclaire.fr)

Sortir son bac brun l’hiver

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

L’hiver est de retour. Je le mets quand mon bac brun?

Huit mois par année, d’avril à novembre, la collecte des bacs bruns est effectuée toutes les semaines. En hiver, c’est une seule fois par mois ! Les journées de collecte restent les mêmes, il y a juste la fréquence qui change.

Mais pourquoi on espace ainsi les collectes en hiver ?

Premièrement, la quantité est moindre en hiver. Il faut bien comprendre que l’on produit beaucoup moins de matières organiques pendant l’hiver. En effet, il y a peu de résidus verts comme le gazon, les feuilles, les branches et les résidus de jardins. Les résidus verts représentent environ la moitié de toutes vos les matières organiques!

Deuxièmement, le froid est notre ami. En hiver, les températures plus froides évitent les désagréments potentiels des bacs en été. Donc l’hiver, pas odeurs, pas de raton laveur et pas de mouche.

Troisièmement, le coût. En espaçant les collectes en hiver, on réduit l’utilisation des camions donc les coûts. Une collecte mensuelle hivernale permet de diminuer de 25 % les coûts annuels de la collecte des matières organiques. De plus, on réduit la quantité de gaz à effet de serre émis dans l’environnement de 25 %.

Mon bac gèle, quoi faire?

Il se peut que vos résidus restent collés dans le bac notamment dû à l’humidité des résidus alimentaires. Donc, pour éviter que vos matières restent coincées dans le bac en raison du gel, il est fortement recommandé de tapisser celui-ci de plusieurs épaisseurs de papier journal afin d’absorber l’humidité des aliments qui y sont déposés.

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

Droit photo : RITMRG

L’emplacement du bac l’hiver

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

L’hiver est de retour. Je le place où mon $%!$”%?$ de bac?

La gestion de nos bacs de recyclage en hiver peut causer plusieurs problèmes. En effet, ce n’est pas sur tous les terrains où l’on peut placer facilement nos bacs. Retour sur les consignes à suivre.

Bien positionner le bac roulant

  • Le bac doit être déposé en bordure de rue avant 7 h le jour de la collecte.
  • Lorsque vous déblayez la neige de votre entrée ou le devant de votre domicile, pensez aux bacs de récupération et assurez-vous qu’il y ait un petit espace de déblayé pour eux!
  • Dans la majorité des résidences de la MRC, nous collectons mécaniquement les bacs. Le camion est muni d’un bras. Il faut donc prévoir un espacement suffisant (60 cm, 2 pieds) sur le devant du bac et sur les côtés afin que le bras articulé puisse le cueillir. Dans les faits, le bac de récupération doit être accessible pour le camion lors de la collecte sinon, il risque de rester sur place.
  • Vous devez mettre le bac dans votre entrée ou sur votre terrain. Idéalement, placez un bac roulant chaque côté de votre entrée d’automobile. Ne mettez pas le bac dans la rue ni sur le trottoir.
  • Seules les matières déposées dans le bac seront collectées.
  • Le couvercle du bac doit être fermé afin d’éviter des dégâts avant ou pendant la collecte. Cela permet également d’éviter que la pluie, la neige et la glace ne s’accumulent à l’intérieur.
  • Assurez-vous d’orienter votre bac de façon à ce que les roues et les poignées soient placées du côté de la résidence afin d’aider aux opérations de levage.

Bonne lecture et à la semaine prochaine !