Visite à l’écocentre

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Vous avez des résidus à vous débarrasser, veuillez prendre note que l’écocentre ouvrira 6 jours par semaine (du lundi au samedi de 9 h à 16 h 30) à partir du 1er avril.

Mais attention, tous les voyages dans des remorques doivent respecter ces consignes :

  • Toute cargaison de type « granulaire » (sable, pierre, copeaux de bois, etc.) transportée dans une remorque doit être recouverte d’une toile. À défaut de s’être conformé à ce règlement, la conductrice ou le conducteur du véhicule pourrait se voir remettre une contravention de la part la Société de l’Assurance Automobile du Québec (SAAQ).

Voici d’autres points à vérifier :

  • Aucune partie ne doit couler, se déverser, tomber, être emportée par le vent, se déplacer ou se détacher du véhicule;
  • Le chargement doit être solidement retenu ou suffisamment recouvert;
  • Il ne doit pas réduire le champ de vision ou masquer les feux et les phares du véhicule;
  • Il ne doit pas compromettre la stabilité ou la conduite du véhicule.

DANS LE BAC

Je démolis une galerie en bois et je désire m’en départir de façon écologique? ÇA VA OÙ? À l’écocentre! L’écocentre accepte le bois et le revalorise.

C’est le printemps!

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Même si la neige est encore présente, le grand ménage du printemps est à nos portes ! Plusieurs objets peuvent être mis aux rebuts lors des collectes des encombrants mais il est préférable d’aller les porter à l’écocentre. En effet, les encombrants mis à la rue vont directement au site d’enfouissement alors que ceux dirigés à l’écocentre peuvent-être recyclés s’ils sont déposés dans le bon conteneur.

Voici un petit rappel du fonctionnement de l’écocentre

Horaire

  • 1er avril au 31 octobre, du lundi au samedi de 9 h à 16 h 30
  • 1er novembre au 31 mars, les vendredis et samedis de 9 h à 16 h 3

Instructions

  • Le citoyen doit trier obligatoirement les matières dans les conteneurs appropriés sinon des frais seront exigés.
  • Le nombre de visites permises, par adresse civique ou unité d’occupation, est limité à huit par année. À chaque visite, le citoyen ne doit pas déposer plus de deux verges cubes (1,5 mètre cube). Les volumes et visites excédentaires seront facturés au taux en vigueur affiché. Notons que ces limites ne sont pas applicables aux résidus domestiques dangereux (RDD).
  • Seuls les camions de type « pick-up », les automobiles avec remorque et les fourgonnettes sont autorisés. Les camions commerciaux, les remorques à benne basculante, les camions de six, huit et dix roues ainsi que les tracteurs de ferme sont refusés.

Dans le bac : Je possède un refroidisseur d’eau en fin de vie utile et je désire m’en départir de façon écologique. Ca va où? À l’écocentre! Vous ne pouvez pas mettre aux ordures un appareil de réfrigération sans avoir fait enlever les réfrigérants aux halocarbures par un technicien certifié. C’est la Loi.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Afin de gérer les matières résiduelles organiques (restes de tables, nourritures périmées, résidus verts) deux solutions s’offrent aux municipalités soit la biométhanisation et le compostage.

La biométhanisation est un processus naturel qui décompose la matière organique par des bactéries qui s’activent dans des conditions particulières à savoir en absence d’oxygène. Cette technologie est particulièrement adaptée pour les matières composées de beaucoup d’eau comme les résidus alimentaires et les boues municipales. Une fois traitées, les matières produisent du biogaz riche en méthane et un digestat riche en éléments fertilisants. C’est une technologie qui est maintenant bien maitrisée, mais qui est très dispendieuse.

Le compostage est un processus biologique qui traite la matière organique et qui la transforme en terreau riche en composés humiques et minéraux, le compost. La principale différence avec la biométhanisation est que le compostage se fait en présence d’oxygène. Donc on peut accomplir le processus à l’air libre dans des andains retournés régulièrement. L’avantage de cette technologie est que les coûts de traitement sont inférieurs à la biométhanisation.

C’est pourquoi la MRC de Joliette a choisi cette technologie, qui est située à St-Thomas, pour le traitement de nos bacs bruns. La finalité des deux technologies est la même soit transformer des résidus problématiques dans les lieux d’enfouissement en un produit utile pour la société : le compost.

Ça va où?

Quoi faire avec nos os, restes de viandes et de poissons? Toutes ces matières sont acceptées dans votre bac brun.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Saviez-vous que le Québec figure parmi les provinces canadiennes qui valorisent le plus les piles et les batteries? Le 18 février dernier était la Journée nationale des piles et des batteries. Cette journée est bien importante, mais en tant que consommateur, on devrait y penser régulièrement!

Annuellement, c’est plus de 750 millions de piles jetables et rechargeables qui sont consommées au Canada (Kelleher Environmental, 2009). Chaque Canadien consomme donc plus de 20 piles annuellement, dont la très grande majorité se trouve à être des piles jetables.

Malgré leurs petitesses, les piles domestiques contiennent plusieurs métaux lourds (plomb, cadmium, mercure, nickel, zinc) et ne doivent surtout pas se retrouver dans l’environnement. C’est pourquoi le gouvernement du Québec a introduit, en 2014, un règlement obligeant les fabricants à récupérer et recycler les piles. En 2018, les fabricants, par le programme Appel à recycler, ont récupéré 1,2 million de kg de piles et de batteries au Québec. Par contre, selon la responsable du programme Appel à recycler pour l’est du Canada, Mme Line Bérubé, le taux de récupération serait d’approximativement 40 %. C’est une bonne performance, mais on peut l’améliorer très facilement!

Il y a plus de 3 000 points de dépôts au Québec, dont au moins une trentaine dans la MRC de Joliette. Vous pouvez trouver les points de récupération sur le site de RECYC-QUÉBEC à cette adresse : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/points-de-recuperation.

Ces points de dépôt sont gratuits, car les consommateurs payent pour financer le système de récupération par un écofrais variant de 5 ¢ pour les petites piles (AAA et AA) à 2,50 $ pour les piles de plus de 500 g (Pile rechargeable d’une perceuse). Sachez que le prix de l’écofrais est inclus dans le prix du produit. Alors, puisque vous payez pour leur récupération, aussi bien le faire!

Ça va où?

On fait quoi avec nos piles domestiques? On les rapporte chez notre marchand, à l’écocentre ou dans un point de dépôt.

Peu emballé par l’emballage ☹

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Lorsque je reviens de l’épicerie, ce qui me frappe le plus, c’est la quantité d’emballage et de suremballage qui proviennent de mon panier d’épicerie. Pour manger un yogourt, il faut désormais ouvrir un paquet en carton, puis détacher son pot de plastique, retirer l’opercule, et enfin manger. On se retrouve donc avec 3 types d’emballage : du carton, du plastique et de l’aluminium. Et puis, on répète le tout pour chacun des aliments.

Ne vous méprenez pas, les emballages ont leurs utilités, y compris du point de vue environnemental. On emballe, entre autres, pour conserver la nourriture sinon on gaspillerait beaucoup plus ! Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), plus de 41 200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d’aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Il est difficile de savoir quel est réellement l’impact environnemental des emballages alimentaires, mais quand on visite un site d’enfouissement, on s’aperçoit de la très grande quantité d’emballages encore éliminés malgré la popularité des bacs bleus.

Que peut-on faire? Évitez les portions individuelles qui favorisent le suremballage. Achetez en vrac lorsque c’est possible. Interrogez-vous sur les dates de péremption. Choisissez des emballages facilement recyclables (monomatière). Évitez la styromousse qui, malheureusement, n’est pas acceptée universellement par les centres de tri. Et finalement, utiliser votre bac bleu pour tous les emballages!

Ça va où?

On fait quoi avec notre yogourt petit ou grand, on le met dans le bac bleu ainsi que l’opercule.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Dernièrement, plusieurs citoyens et groupes environnementaux remettent en question le fait de mettre nos contenants de verre dans notre bac bleu. Est-ce la bonne solution?

La semaine dernière on parlait de gains environnementaux lorsque l’on recycle le verre en nouvelle bouteille. Mais quelle est la solution optimale pour la récupération; la consigne ou la collecte sélective?

La consigne permet généralement de mieux performer, car l’incitatif financier incite les citoyens à ramener leurs contenants au point de vente. Les taux de récupération varient entre 70 et 98 % pour les contenants consignés. Les contenants recueillis sont destinés au réemploi ou au recyclage. Dans le cas du recyclage, la matière récupérée est recyclée à près de 100 %. Au Québec, la consigne permet de réutiliser près de 700 millions de bouteilles de bière brune par année. Pour le vin, la consigne pourrait permettre un avantage concurrentiel aux vins locaux ou embouteillés localement.

Dans le cadre de la collecte sélective, les débouchés pour le verre récupéré sont plus restreints. Selon RECYC-QUÉBEC, « Malgré les nombreux efforts de la filière de la collecte sélective relativement au développement de débouchés pour le verre, la situation reste difficile. Les centres de tri de la collecte sélective municipale ont indiqué avoir acheminé en 2015 près de 86 000 tonnes de verre vers des lieux d’enfouissement technique (LET). Une fois acheminé, ce verre est surtout utilisé comme matériel de recouvrement journalier ou pour l’aménagement de chemins d’accès. » (RECYC-QUÉBEC, Fiche d’information sur le verre, 2018)

Si on regarde l’aspect environnemental et le recyclage des matières, avec les données que l’on possède actuellement, la consigne serait à privilégier dans le système québécois.

Ça va où?

Alors on fait quoi avec une bouteille de bière? On la rapporte chez le détaillant afin de se faire rembourser la consigne.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Dernièrement, plusieurs citoyens et groupes environnementaux remettent en question le fait de mettre nos contenants de verre dans notre bac bleu. Est-ce la bonne solution?

Le verre est un matériau de choix dans le domaine de l’emballage notamment pour mettre en marché des produits liquides. Selon certains archéologues, l’utilisation de contenants de verre remonterait à plus de 3 500 ans! Il s’agit donc un des premiers matériaux fabriqués par nos ancêtres. Selon RECYC-QUÉBEC, les Québécois utilisaient, en 2013, 192 000 tonnes de verre. De cette quantité, 53 % seraient des bouteilles de boissons alcoolisées. D’où l’importance du débat sur la consigne sur les bouteilles de vin et les contenants d’alcool de la SAQ.

Dans une saine gestion des matières résiduelles, on va toujours tendre vers l’utilisation prolongée des matières secondaires. Dans le cas du verre, ce matériau d’emballage est recyclable à 100 % et à l’infini sans qu’il perde ses qualités intrinsèques. Aussi, la production de nouvelles bouteilles avec du verre récupéré réduit la consommation énergétique de 2,5 % par tranche de 10 % de verre récupérée intégrée au mélange fondu pour la fabrication de nouvelle bouteille (Joint Research Centre, Best Available Techniques (BAT) Reference, 2013). Moins d’énergie égale à moins de gaz à effet de serre!

Donc, réutiliser le verre permet des économies d’énergie importante. Au Québec, l’unique usine de production de verre creux au Québec est située à Montréal et appartient à l’entreprise Owens-Illinois. Cette usine produit quotidiennement 1,6 million de bouteilles de vin et de bière avec un maximum de 40 % de contenu recyclé. Elle pourrait facilement augmenter son contenu recyclé à 100 % si la matière était disponible.

Ça va où?

Alors on fait quoi avec une bouteille de vin? On la met dans notre bac bleu en attendant de nouvelles options.

Un café pour la route?

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

RECYC-QUÉBEC affirme que plus de 1,6 milliard de tasses de café consommé par jour mondialement. Parallèlement, l’organisme Vivre en ville estime que la consommation moyenne par Québécois est évaluée à 250 cafés servis dans une tasse jetable par année. Cela représenterait un total de 10 kilos de déchets et plus de 1,5 milliard de tasses jetables annuellement, et ce, uniquement au Québec.

Ces gobelets sont composés à 90% de pâtes de papier, mais il y a aussi 10% de polyéthylène afin que le liquide ne coule pas. Ce sont ces 10% de plastique qui pose un problème au recyclage ou au compostage. Aussi, les couvercles sont généralement en plastique #6 (Polystyrène) et donc, non récupérés dans nos centres de tri.

Afin de valider la performance environnementale des tasses de café jetable, Le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) a été mandaté pour comparer l’utilisation des contenants à usage unique à l’option de réemploi d’un point de vue environnemental. Les conclusions de l’étude sont, entre autres que « Les tasses en céramique devraient constituer le premier choix pour la consommation de café en restaurant et qu’Il est plus avantageux pour les restaurateurs de servir le café dans des tasses de céramique, et ce, dès que les tasses sont réutilisées plus de 45 fois.» L’analyse démontre que les gobelets en carton sont, dans le cas de la majorité des indicateurs, pires que les tasses en céramique ou les tasses de voyage.

Ça va où?

Alors on fait quoi avec une tasse à café d’un restaurant rapide? Malheureusement, on doit la mettre dans le bac noir. Privilégiez donc l’utilisation d’une tasse en céramique dans les restaurants et d’une tasse de voyage sur la route!

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

L’invention du plastique a été une révolution pour le monde entier. Elle est née aux États-Unis en 1865 afin de remplacer les boules de billard fabriquées en ivoire devenues trop chères et dont l’importation était dorénavant interdite. Depuis, son utilisation a décuplé, des touches de piano, en passant par les dentiers ou des objets d’usage courant, l’utilisation du plastique n’a cessé d’augmenter.

Les statistiques sont éloquentes :

  • Tous les ans, ce sont pas moins de 89 milliards de bouteilles plastiques d’eau qui sont vendues dans le monde;
  • Selon l’ONU, environ 5 000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde;
  • Un milliard de pailles non recyclables sont jetées chaque jour;
  • Selon l’Institut français de recherche pour le développement, ce sont 1,5 million d’animaux qui meurent chaque année à cause de la pollution plastique.

En tant que tel, le plastique est une matière inerte qui se recycle assez facilement. Les avantages des plastiques sont nombreux : son poids plus léger que le verre, sa solidité, son faible coût, sa longue espérance de vie, sa polyvalence, son côté pratique et j’en passe.

Tous ces avantages pour les utilisateurs peuvent se retourner contre le produit. Sa durée de vie qui est un avantage et aussi un inconvénient pour les générations futures qui subiront l’impact des emballages en plastique sur l’environnement. Sa flottabilité fait que ces produits déversés dans les océans flottent et créent des îles artificielles. Selon une étude publiée dans la revue Scientific Reports, une île artificielle composée de 80 000 tonnes de déchets plastiques et répartie sur 1,6 million de km², flotte dans l’océan pacifique. Elle sera là pour les décennies à venir.

Ça va où?

Après avoir réduit notre consommation de produits en plastique, nous pouvons mettre, dans le bac, la majorité des plastiques consommées à la maison. Allez voir le guide du tri sur le site www.mrcjoliette.qc.ca afin de voir tous les plastiques qui peuvent aller dans votre bac.

Bonne lecture et à la semaine prochaine!

Transformation du papier

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Ça va où le recyclage?

Les matières les plus populaires que l’on retrouve le plus dans notre bac bleu sont les papiers et cartons aussi appelés fibres cellulosiques. En effet, en 2015, 707 000 tonnes de papiers et cartons ont été récupérés par la collecte sélective représentant 87,5 % des matières vendus. Une fois ramassée, cette matière doit-être transformée par l’industrie des pâtes et papier.

Et c’est recyclé ici!

Une des usines importantes au Québec pour le traitement des matières recyclables est l’usine de papier tissu Produits Kruger de Crabtree. En effet, une partie des matières récupérées par le bac bleu se retrouve dans cette usine afin d’être transformée en produits de papier autant pour les consommateurs pour un usage domestique que pour les restaurants, l’hôtellerie, les commerces, les institutions et les entreprises. Cette usine existe depuis 1905 mais c’est à partir que 1977 qu’elle commença à intégrer des matières récupérées dans ses opérations afin de produire les marques de papier bien connues telles que le papier hygiénique Cashmere®, les mouchoirs Scotties® ou bien les papiers essuie-tout SpongeTowel®.

Afin de s’assurer d’un approvisionnement constant, l’usine Produits Kruger de Crabtree reçoit 30 semi-remorques par jour de matières récupérées qui proviennent d’aussi près que le centre de tri de St-Paul de Joliette mais aussi partout dans le Nord-est américain. Afin d’assurer le travail des 640 employé(e)s de l’usine, il est important de continuer à mettre dans le bac tous vos papiers et cartons.

Ça va où ?

Vos journaux, circulaires, revues, magazines, papier blanc de bureau, enveloppes, carton ondulé ou carton plat, doivent se retrouver dans le bac bleu. N’ayez aucune crainte de mettre vos papiers dans votre bac, ils seront recyclés tout près. Par contre, vos mouchoirs et essuie-tout usés doivent aller dans le bac brun.

Bonne lecture et à la semaine prochaine !