Le Jour de la Terre : pourquoi?

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Depuis près de 50 ans, on célèbre, lors du 22 avril, le Jour de la terre. C’est la plus importante célébration environnementale par la société civile dans le monde. Mais d’où vient cette idée?

Cette manifestation a été instaurée, en 1970, par le sénateur américain du Wisconsin, M. Gaylord Nelson. Il a alors lancé un défi aux étudiants : faites des gestes concrets en faveur de la planète. Annuellement, cette demande a été réitérée et l’an prochain, nous célébrerons le 50e Jour de la terre.

Nelson était un fervent défenseur de l’environnement et a reçu, en 1995, la médaille présidentielle de la Liberté en hommage à son travail respectant l’environnement. Pour lui, la stabilisation de la population mondiale est un aspect important pour la protection de l’environnement. Il disait aussi que le développement économique ne pouvait passer au-dessus de la protection environnementale.

Au Québec, on célèbre le Jour de la terre depuis 1995. C’est une excellente occasion de se rappeler que notre terre est malgré tout fragile et que nous devons tous faire des gestes concrets afin de nous assurer qu’elle soit là dans les prochains millénaires.

Nous empruntons énormément à notre planète. Selon les calculs de l’organisme international Global Footprint Network (GFN), il nous faudrait désormais 1,7 Terre pour combler nos besoins annuels. À mesure que l’économie se développe et que la population grandit, la pression sur les ressources s’accroît. Mais la biocapacité de la Terre n’est pas extensible. Pour plusieurs scientifiques, il est urgent de revoir nos façons de consommer. On ne demande pas à la population d’arrêter de consommer, mais de mieux consommer.

Alors, protégeons notre planète en faisant de petits gestes…

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Votre bac n’a pas été vidé? Des matières ne sont pas collectées? Voici des informations pertinentes pour vous aider à comprendre ce qui peut s’être passé.

IL EST POSSIBLE QUE VOTRE BAC NE SOIT PAS VIDÉ SI L’UNE DE CES SITUATIONS SE PRÉSENTE :

  • S’il contient des matières non admissibles;
  • Si la pince du camion n’est pas capable d’atteindre le bac parce qu’il y a un véhicule trop près ou si deux bacs sont trop collés (une distance de deux mètres doit séparer le bac d’un véhicule stationné et chaque bac doit avoir un espace libre de 0,5 m autour de lui);
  • S’il y a un risque que des matières tombent hors du bac (s’il est trop plein ou si un sac a été placé sur le dessus du bac);
  • L’hiver, si le bac est pris dans la neige (en cas de tempête, il vaut mieux sortir votre bac le matin même de la collecte) ou si un banc de neige empêche le camion de s’approcher;
  • Si le bac est brisé ou si la bordure supérieure du bac est endommagée, empêchant ainsi de bien le soulever lorsque la collecte s’effectue avec un employé;
  • Si le camion est déjà passé. La collecte débute à 7 h et devrait passer aux mêmes heures chaque semaine. Si le camion est passé beaucoup plus tôt que d’habitude, veuillez en aviser les autorités.

IL EST POSSIBLE QUE LES MATIÈRES MISES À CÔTÉ D’UN BAC NE SOIENT PAS COLLECTÉES SI L’UNE DE CES SITUATIONS SE PRÉSENTE :

  • S’il s’agit d’une collecte régulière durant laquelle aucune matière en dehors du bac n’est permise;
  • Si, lors d’une collecte des encombrants, il s’agit de matières qui ne font pas partie de cette catégorie. (Pour la liste, visitez le site Internet www.mrcjoliette.qc.ca .

Vous pouvez communiquer avec la MRC au 450 759-2237, poste 229 si vous avez d’autres questions!

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Saviez-vous que, chaque année, tous les Québécois mettent à la rue plus de 310 kg de matières résiduelles ce qui équivaut à près de 4 fois votre poids en déchets? Ces matières rebutées sont composées majoritairement d’emballages provenant, en grande partie, de vos achats courants, tels que l’épicerie ou la pharmacie. Alors quel est le moyen de réduire ses déchets? Adopter une attitude Zéro déchet! Comment? En apportant ses propres contenants dans des établissements du Circuit Zéro Déchet.

Le Circuit Zéro Déchet est né de cette idée de rassembler en ligne tous les commerces zéro déchet offrant des produits en vrac, mais également ceux plus conventionnels tels que les boulangeries, les boucheries, les centres d’amusement pour enfants avec une section alimentaire, les épiceries, les magasins de produits pour la maison et même les pharmacies prêtes à vous accommoder dans vos démarches.

Comment faire?

On trouve les commerçants participants dans notre région (le site www.circuitzerodechet.com répertorie des commerçants acceptant les contenants réutilisables) et on apporte nos contenants ou sacs afin de réduire nos déchets.

Consignes :

  • Votre contenant doit être propre et sans brèche.
  • Votre contenant doit être également fait d’une matière facile à laver (idéalement en verre) afin de ne pas devenir une source potentielle de contamination.
  • Vos sacs (fruits, pain et d’aliments secs) doivent être lavés régulièrement et propres le jour de votre visite.
  • L’exploitant peut refuser un contenant si son état ou sa propreté laisse à désirer. Il est le seul responsable de la salubrité de son établissement.

Donc, gardez vos pots Masson, vos sacs en tissus et vos plats réutilisables et apportez-les aux commerçants, de plus en plus nombreux, qui acceptent de vendre en vrac!

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Avril est arrivé et votre bac brun sera de nouveau collecté chaque semaine, et ce, jusqu’au mois de novembre. Si jamais vous avez perdu l’habitude de trier vos restants de table avec l’hiver, c’est le temps de recommencer! Dès que la température le permettra, vous pourrez également y mettre vos résidus de jardin et votre gazon. Pour la liste complète des matières acceptées et refusées, veuillez consulter la section prévue à cet effet sur le site Internet.

Sac de plastique

Si vous souhaitez utiliser des sacs de plastique avec votre petit bac de cuisine, il est important d’utiliser des sacs compostables. Les sacs compostables certifiés sont les seuls qui se dégradent complètement lors du processus de compostage. Pour vous aider à les identifier, voici les logos que vous pouvez retrouver sur le marché :

N’utilisez pas les sacs de plastique donnés dans les commerces, ces sacs sont généralement recyclables (bac bleu), mais jamais compostables. Ils deviennent donc un contaminant au site de compostage.

Certains de ces sacs sont identifiés comme oxobiodégradables ou dégradables. Ils sont faits de plastique conventionnel auquel on a ajouté un additif. Cet additif est un contaminant pour le compost, ainsi que pour le recyclage. Cependant, les sacs oxobiodégradables ou dégradables font de bons sacs-poubelle.

ÇA VA OÙ?
Les sacs de plastique oxobiodégradables ou dégradables vont dans le bac noir!

Visite à l’écocentre

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Vous avez des résidus à vous débarrasser, veuillez prendre note que l’écocentre ouvrira 6 jours par semaine (du lundi au samedi de 9 h à 16 h 30) à partir du 1er avril.

Mais attention, tous les voyages dans des remorques doivent respecter ces consignes :

  • Toute cargaison de type « granulaire » (sable, pierre, copeaux de bois, etc.) transportée dans une remorque doit être recouverte d’une toile. À défaut de s’être conformé à ce règlement, la conductrice ou le conducteur du véhicule pourrait se voir remettre une contravention de la part la Société de l’Assurance Automobile du Québec (SAAQ).

Voici d’autres points à vérifier :

  • Aucune partie ne doit couler, se déverser, tomber, être emportée par le vent, se déplacer ou se détacher du véhicule;
  • Le chargement doit être solidement retenu ou suffisamment recouvert;
  • Il ne doit pas réduire le champ de vision ou masquer les feux et les phares du véhicule;
  • Il ne doit pas compromettre la stabilité ou la conduite du véhicule.

DANS LE BAC

Je démolis une galerie en bois et je désire m’en départir de façon écologique? ÇA VA OÙ? À l’écocentre! L’écocentre accepte le bois et le revalorise.

C’est le printemps!

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Même si la neige est encore présente, le grand ménage du printemps est à nos portes ! Plusieurs objets peuvent être mis aux rebuts lors des collectes des encombrants mais il est préférable d’aller les porter à l’écocentre. En effet, les encombrants mis à la rue vont directement au site d’enfouissement alors que ceux dirigés à l’écocentre peuvent-être recyclés s’ils sont déposés dans le bon conteneur.

Voici un petit rappel du fonctionnement de l’écocentre

Horaire

  • 1er avril au 31 octobre, du lundi au samedi de 9 h à 16 h 30
  • 1er novembre au 31 mars, les vendredis et samedis de 9 h à 16 h 3

Instructions

  • Le citoyen doit trier obligatoirement les matières dans les conteneurs appropriés sinon des frais seront exigés.
  • Le nombre de visites permises, par adresse civique ou unité d’occupation, est limité à huit par année. À chaque visite, le citoyen ne doit pas déposer plus de deux verges cubes (1,5 mètre cube). Les volumes et visites excédentaires seront facturés au taux en vigueur affiché. Notons que ces limites ne sont pas applicables aux résidus domestiques dangereux (RDD).
  • Seuls les camions de type « pick-up », les automobiles avec remorque et les fourgonnettes sont autorisés. Les camions commerciaux, les remorques à benne basculante, les camions de six, huit et dix roues ainsi que les tracteurs de ferme sont refusés.

Dans le bac : Je possède un refroidisseur d’eau en fin de vie utile et je désire m’en départir de façon écologique. Ca va où? À l’écocentre! Vous ne pouvez pas mettre aux ordures un appareil de réfrigération sans avoir fait enlever les réfrigérants aux halocarbures par un technicien certifié. C’est la Loi.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Afin de gérer les matières résiduelles organiques (restes de tables, nourritures périmées, résidus verts) deux solutions s’offrent aux municipalités soit la biométhanisation et le compostage.

La biométhanisation est un processus naturel qui décompose la matière organique par des bactéries qui s’activent dans des conditions particulières à savoir en absence d’oxygène. Cette technologie est particulièrement adaptée pour les matières composées de beaucoup d’eau comme les résidus alimentaires et les boues municipales. Une fois traitées, les matières produisent du biogaz riche en méthane et un digestat riche en éléments fertilisants. C’est une technologie qui est maintenant bien maitrisée, mais qui est très dispendieuse.

Le compostage est un processus biologique qui traite la matière organique et qui la transforme en terreau riche en composés humiques et minéraux, le compost. La principale différence avec la biométhanisation est que le compostage se fait en présence d’oxygène. Donc on peut accomplir le processus à l’air libre dans des andains retournés régulièrement. L’avantage de cette technologie est que les coûts de traitement sont inférieurs à la biométhanisation.

C’est pourquoi la MRC de Joliette a choisi cette technologie, qui est située à St-Thomas, pour le traitement de nos bacs bruns. La finalité des deux technologies est la même soit transformer des résidus problématiques dans les lieux d’enfouissement en un produit utile pour la société : le compost.

Ça va où?

Quoi faire avec nos os, restes de viandes et de poissons? Toutes ces matières sont acceptées dans votre bac brun.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Saviez-vous que le Québec figure parmi les provinces canadiennes qui valorisent le plus les piles et les batteries? Le 18 février dernier était la Journée nationale des piles et des batteries. Cette journée est bien importante, mais en tant que consommateur, on devrait y penser régulièrement!

Annuellement, c’est plus de 750 millions de piles jetables et rechargeables qui sont consommées au Canada (Kelleher Environmental, 2009). Chaque Canadien consomme donc plus de 20 piles annuellement, dont la très grande majorité se trouve à être des piles jetables.

Malgré leurs petitesses, les piles domestiques contiennent plusieurs métaux lourds (plomb, cadmium, mercure, nickel, zinc) et ne doivent surtout pas se retrouver dans l’environnement. C’est pourquoi le gouvernement du Québec a introduit, en 2014, un règlement obligeant les fabricants à récupérer et recycler les piles. En 2018, les fabricants, par le programme Appel à recycler, ont récupéré 1,2 million de kg de piles et de batteries au Québec. Par contre, selon la responsable du programme Appel à recycler pour l’est du Canada, Mme Line Bérubé, le taux de récupération serait d’approximativement 40 %. C’est une bonne performance, mais on peut l’améliorer très facilement!

Il y a plus de 3 000 points de dépôts au Québec, dont au moins une trentaine dans la MRC de Joliette. Vous pouvez trouver les points de récupération sur le site de RECYC-QUÉBEC à cette adresse : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/points-de-recuperation.

Ces points de dépôt sont gratuits, car les consommateurs payent pour financer le système de récupération par un écofrais variant de 5 ¢ pour les petites piles (AAA et AA) à 2,50 $ pour les piles de plus de 500 g (Pile rechargeable d’une perceuse). Sachez que le prix de l’écofrais est inclus dans le prix du produit. Alors, puisque vous payez pour leur récupération, aussi bien le faire!

Ça va où?

On fait quoi avec nos piles domestiques? On les rapporte chez notre marchand, à l’écocentre ou dans un point de dépôt.

Peu emballé par l’emballage ☹

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Lorsque je reviens de l’épicerie, ce qui me frappe le plus, c’est la quantité d’emballage et de suremballage qui proviennent de mon panier d’épicerie. Pour manger un yogourt, il faut désormais ouvrir un paquet en carton, puis détacher son pot de plastique, retirer l’opercule, et enfin manger. On se retrouve donc avec 3 types d’emballage : du carton, du plastique et de l’aluminium. Et puis, on répète le tout pour chacun des aliments.

Ne vous méprenez pas, les emballages ont leurs utilités, y compris du point de vue environnemental. On emballe, entre autres, pour conserver la nourriture sinon on gaspillerait beaucoup plus ! Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), plus de 41 200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d’aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Il est difficile de savoir quel est réellement l’impact environnemental des emballages alimentaires, mais quand on visite un site d’enfouissement, on s’aperçoit de la très grande quantité d’emballages encore éliminés malgré la popularité des bacs bleus.

Que peut-on faire? Évitez les portions individuelles qui favorisent le suremballage. Achetez en vrac lorsque c’est possible. Interrogez-vous sur les dates de péremption. Choisissez des emballages facilement recyclables (monomatière). Évitez la styromousse qui, malheureusement, n’est pas acceptée universellement par les centres de tri. Et finalement, utiliser votre bac bleu pour tous les emballages!

Ça va où?

On fait quoi avec notre yogourt petit ou grand, on le met dans le bac bleu ainsi que l’opercule.

Par Mario Laquerre, coordonnateur GMR

Dernièrement, plusieurs citoyens et groupes environnementaux remettent en question le fait de mettre nos contenants de verre dans notre bac bleu. Est-ce la bonne solution?

La semaine dernière on parlait de gains environnementaux lorsque l’on recycle le verre en nouvelle bouteille. Mais quelle est la solution optimale pour la récupération; la consigne ou la collecte sélective?

La consigne permet généralement de mieux performer, car l’incitatif financier incite les citoyens à ramener leurs contenants au point de vente. Les taux de récupération varient entre 70 et 98 % pour les contenants consignés. Les contenants recueillis sont destinés au réemploi ou au recyclage. Dans le cas du recyclage, la matière récupérée est recyclée à près de 100 %. Au Québec, la consigne permet de réutiliser près de 700 millions de bouteilles de bière brune par année. Pour le vin, la consigne pourrait permettre un avantage concurrentiel aux vins locaux ou embouteillés localement.

Dans le cadre de la collecte sélective, les débouchés pour le verre récupéré sont plus restreints. Selon RECYC-QUÉBEC, « Malgré les nombreux efforts de la filière de la collecte sélective relativement au développement de débouchés pour le verre, la situation reste difficile. Les centres de tri de la collecte sélective municipale ont indiqué avoir acheminé en 2015 près de 86 000 tonnes de verre vers des lieux d’enfouissement technique (LET). Une fois acheminé, ce verre est surtout utilisé comme matériel de recouvrement journalier ou pour l’aménagement de chemins d’accès. » (RECYC-QUÉBEC, Fiche d’information sur le verre, 2018)

Si on regarde l’aspect environnemental et le recyclage des matières, avec les données que l’on possède actuellement, la consigne serait à privilégier dans le système québécois.

Ça va où?

Alors on fait quoi avec une bouteille de bière? On la rapporte chez le détaillant afin de se faire rembourser la consigne.